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1940 - 1944 : « On meurt de soif » mais les eaux sont mortes. La portée symbolique de l’eau chez les écrivains français sous l’Occupation

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1940 - 1944 : « On meurt de soif » mais les eaux sont mortes. La portée symbolique de l’eau chez les écrivains français sous l’Occupation

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dc.contributor.author Saiz-Cerreda, María es_ES
dc.date.accessioned 2017-09-05T07:47:09Z
dc.date.available 2017-09-05T07:47:09Z
dc.date.issued 2017-03-20
dc.identifier.isbn 9788490485729
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/10251/86382
dc.description.abstract [EN] In 1940 occupied France, living conditions are so bad that the French find it difficult to survive. Nevertheless, however dreadful their material conditions, nothing can compare with the degradation of the soul’s life, the absence of the spiritual. The French suffer from hunger and cold, but, worse still, their soul dies. They lose their identity little by little. « The soul is today so void. We die of thirst », exclaimed Antoine de Saint-Exupéry in a letter to his mother dated 1940 (1994 : 83). Nevertheless, we cannot quench our thirst because there is only « this cesspool » (Saint-Exupéry, 1994 : 310). The pain is unbearable since it is the French spiritual patrimony that is at stake, a situation noted by numerous writers. The essence of life, the clear, clean water that grants life, turns into water of death, « a water that needs to go somber, a water that will absorb the dark suffering. All running water is destined to become slow, heavy. All running water is water about to die » (Bachelard, 1942 : 65-66). Life is choked, as explains Bachelard (1942 : 65), and there are only stagnant waters, « dead waters » (1942 : 63). In this paper I aim to show how writers feel and manifest this crisis, this loss of identity, this death ; and how they propose writing as a means of healing, as a way to salvation, particularly thanks to the autobiographical action. Writing will be the only place where they can quench their thirst es_ES
dc.description.abstract [ES] Cuando en 1940 Francia se convierte en territorio ocupado, las condiciones de vida son tan penosas que los franceses tienen grandes dificultades para sobrevivir. Sin embargo, por muy espantosas que sean las condiciones materiales, nada se puede comparar a la degradación de la vida del Espíritu, a la ausencia de lo espiritual. Los franceses pasan hambre, frío, pero peor aún, su espíritu muere. Los franceses van perdiendo su identidad. « El alma está tan yerma hoy. Morimos de sed », exclamaba Antoine de SaintExupéry en una carta a su madre en 1940 (1994 : 83)1 . Y sin embargo no podemos calmar nuestra sed porque solo existe « esta ciénaga » (Saint-Exupéry, 1994 : 310)2 El dolor es demasiado fuerte porque es el patrimonio espiritual francés el que está en peligro y numerosos escritores son conscientes de ello. La esencia de la vida, el agua clara, límpida, el agua que da la vida, se ha transformado en agua de muerte, « un agua que debe ensombrecerse, un agua que va a absorber el oscuro sufrimiento. Toda agua viva es un agua destinada a volverse lenta, pesada. Toda agua viva es un agua a punto de morir » (Bachelard, 1942 : 65-66). La vida queda ahogada como explica Bachelard (1942 : 65) y solo existen aguas estancadas, « aguas muertas » (1942 : 63)3 . En esta comunicación quiero mostrar cómo sienten y manifiestan los escritores esta crisis, esta pérdida de identidad, esta muerte ; y cómo proponen la escritura como remedio, como vía de salvación, gracias en especial a la acción autobiográfica. La escritura se convertirá en el único lugar en que poder calmar la sed. es_ES
dc.description.abstract [FR] Quand en 1940 la France devient territoire occupé, les conditions de vie se dégradent à tel point que les Français vivent en grande difficulté. Pourtant, aussi épouvantables que les conditions matérielles de vie soient-elles, rien n’est comparable à la dégradation de la vie de l’Esprit, au manque du spirituel. Les Français sont affamés, les Français ont froid, mais pire encore, les Français meurent dans l’esprit. Les Français perdent peu à peu leur identité. « C’est l’âme aujourd’hui qui est tellement déserte. On meurt de soif » (1994 : 83), s’exclamait Antoine de Saint-Exupéry dans une lettre à sa mère en 1940. Et pourtant on ne peut pas s’abreuver parce qu’il n’existe que « ce marécage » (Saint-Exupéry, 1994 : 310). La douleur est trop forte parce que c’est le patrimoine spirituel français qui est en péril et de nombreux écrivains en sont très conscients. L’essence de la vie, l’eau claire, l’eau limpide, l’eau qui donne la vie, s’est transformée en eau de mort, « une eau qui doit s’assombrir, une eau qui va absorber la noire souffrance. Toute eau vive est une eau dont le destin est de s’alentir, de s’alourdir. Toute eau vivante est une eau qui est sur le point de mourir » (Bachelard, 1942 : 65-66). La vie est étouffée comme explique Bachelard (1942 : 65) et il n’y a que des eaux stagnantes, des « eaux mortes » (1942 : 63). Dans cette communication je voudrais montrer comment les écrivains ressentent et manifestent cette crise, cette perte d’identité, cette mort ; et comment l’écriture est proposée comme remède, comme voie de salut grâce à la démarche autobiographique d’une manière spéciale. L’écriture deviendra le seul endroit où aller pour s’abreuver. es_ES
dc.format.extent 5 es_ES
dc.language Francés es_ES
dc.publisher Editorial Universitat Politècnica de València es_ES
dc.relation.ispartof Palabras e imaginarios del agua. Les mots et les imaginaires de léau. XXV coloquio AFUE es_ES
dc.rights Reconocimiento - No comercial - Sin obra derivada (by-nc-nd) es_ES
dc.subject Literatura es_ES
dc.subject Lingüística es_ES
dc.subject Traducción es_ES
dc.subject Traductología es_ES
dc.subject Didáctica es_ES
dc.subject TIC es_ES
dc.subject Cultura francesa es_ES
dc.subject Francofonía es_ES
dc.title 1940 - 1944 : « On meurt de soif » mais les eaux sont mortes. La portée symbolique de l’eau chez les écrivains français sous l’Occupation es_ES
dc.type Capítulo de libro es_ES
dc.type Comunicación en congreso es_ES
dc.identifier.doi 10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2977
dc.rights.accessRights Abierto es_ES
dc.description.bibliographicCitation Saiz-Cerreda, M. (2017). 1940 - 1944 : « On meurt de soif » mais les eaux sont mortes. La portée symbolique de l’eau chez les écrivains français sous l’Occupation. En Palabras e imaginarios del agua. Les mots et les imaginaires de léau. XXV coloquio AFUE. Editorial Universitat Politècnica de València. 583-587. https://doi.org/10.4995/XXVColloqueAFUE.2016.2977 es_ES
dc.description.accrualMethod OCS es_ES
dc.relation.conferencename XXV Coloquio AFUE. Palabras e imaginarios del agua. es_ES
dc.relation.conferencedate April 20-22,2016 es_ES
dc.relation.conferenceplace Valencia, Spain es_ES
dc.relation.publisherversion http://ocs.editorial.upv.es/index.php/AFUE/XXVColloqueAFUE/paper/view/2977 es_ES
dc.description.upvformatpinicio 583 es_ES
dc.description.upvformatpfin 587 es_ES
dc.type.version info:eu-repo/semantics/publishedVersion es_ES
dc.relation.pasarela OCS\2977 es_ES


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